Meuric a écrit : 23 juil. 2025, 09:35
AJA_Champion4ever a écrit : 22 juil. 2025, 23:58
Lenny Martinez... désolé mon ami mais il finit 122e à 26'21" de Paret-Peintre... avec les sprinters !
J'y connais rien en vélo, donc je ne me permettrai pas de juger le potentiel long terme d'un Lenny Martinez.
Mais cette phrase, je ne la comprends absolument pas...
Un coureur qui ne joue plus le général choisit de fait ses étapes en s'économisant le plus sur celles qu'il juge inutiles.
Tu peux critiquer le fait que lui et son équipe aient décidé de ne pas batailler dans le Ventoux sachant qu'il avait raté l'échappée et qu'il ne pourrait concurrencer Pogacar sur cette seule montée, mais ça n'a pas de sens d'estimer sa performance du jour comme révélatrice de son niveau...
Non mais s'économiser presque tous les jours dans un course à étapes pour gagner un hypothétique maillot de meilleur grimpeur en faisant des calculs d'épicier est une attitude profondément anti-sportive et le type donne l'impression d'utiliser les pires ficelles du règlement jusqu'à la corde pour avoir sa part de lumière dans les médias. Pathétique !
Dès la 1ère étape 100% du plat, il se prend plus de 9' et termine bon dernier alors qu'il n'était même pas malade...
Alors il s'est économisé dès le 1er jour ?
Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas le meilleur grimpeur c'est Pogacar. C'est factuel. À écouter les médias, on se demande s'il n'est pas diminué !!!
Il a répondu en prenant 2" au sprint à Vingegaard. C'est rien au classement général mais psychologiquement c'est essentiel. De plus, il rattrape les 8 points de retard sur Martinez pour endosser le maillot à pois.
Au moins Paret-Peintre sur lequel pas grand-monde misait pour le Ventoux, a fait le taf et a ajouté une linge monstrueuse à son jeune palmarès. Ce genre de victoire devant Healy et autres cadors peut faire décoller une carrière.
Même Alaphilippe sur le déclin pourtant arrive encore à nous faire rêver. Il n'était pas si loin que ça du graal.
Sur des épreuves comme le Tour, j'aime les coureurs qui ont du panache et qui tentent quelque chose. Pas ceux qui font sans arrêt des comptes d'apothicaires pour grappiller quelques avantages incertains qui, de toutes façon les maintiendront dans l'anonymat.
Quand on ne peut pas, c'est simple. On ne prend pas le départ ou alors on se met au service d'un autre coureur de l'équipe.
C'est ce qu'a fait JF Bernard dans les années 90 : ne se sentant plus capable de gagner le Tour, il s'est mis au service d'Indurain.
