[infos]INFO L’EQUIPE : Pierre Rolland n’aurait pas dû prendre le départ de la huitième et dernière étape du Critérium du Dauphiné Libéré, dimanche matin, en raison d’un taux effondré de cortisolémie (insuffisance surrénalienne). Cette règle sanitaire, établie par les règlements du MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible), auquel adhère sa formation Europcar, vise à protéger les coureurs dont l’intégrité physique est mise en danger par ce genre de constat biologique. En dépit de l’information concernant l’Orléanais, le médecin de la formation dirigée par Jean-René Bernaudeau, Hubert Long, et son directeur sportif, Andy Flickinger, ont pris la responsabilité de laisser partir leur coureur,
lequel a abandonné après une vingtaine de kilomètres en raison d’une tendinite au talon d’Achille, selon la version officielle.
Déjà Charteau...
Cette décision, qui constitue une violation grave du règlement du MPCC, va assurément nourrir quelques explications sévères entre son président, Roger Legeay, Marc Madiot, président de la Ligue et Jean-René Bernaudeau, boss d’Europcar. D'autant que l’équipe AG2R, exemplaire en l’occasion, vient de s'auto-suspendre pour cette même épreuve et n’en a pas pris le départ après deux contrôles positifs en moins de 12 mois, appliquant l’une des autres règles du MPCC. Rappelons que ce "no start" a été décidé à la suite d’une quarantaine de prélèvements effectuée samedi matin pour le compte de la Fédération française de cyclisme (FFC), la Ligue nationale et le MPCC, et que les trois présidents de ces entités ont été informés de la situation sanitaire de Pierre Rolland.
Europcar a fait l'objet récemment d'une enquête classée sans suite sur un possible usage de perfusions de récupération et la consommation détournée de corticoïdes à des fins de performances. En 2012 déjà, sur les Quatre Jours de Dunkerque, Anthony Charteau, appartenant également à l'équipe Europcar, n'avait pas pu prendre le départ de la quatrième étape, en raison d'un contrôle sanguin alarmant.[/infos]
J'ai voulu regerder ce que signifait une "insuffisance surrénalienne" sur google et en associant ce symptome avec le dopage, je suis tombé sur une site qui m'a fait sourir :
http://www.irbms.com/cortisone-corticoides-sport
Je vous quelques extraits :
[infos]Les glandes surrénales sécrètent une hormone appelée cortisone. Celle-ci est indispensable à la vie, cela a été prouvé par un physiologiste français, M. Édouard Brown-Sequard. La cortisone est utilisée en médecine de façon polyvalente, possédant de nombreuses propriétés et indications thérapeutiques. Les sportifs ont vite découvert les vertus de cette substance, et on retrouve depuis les années 60 de nombreux cas de dopage à l’utilisation de gluco-corticoïdes (cortisone).
Les principaux risques
–
risque d’insuffisance surrénalienne pouvant
même survenir lors de traitements courts
- effets indésirables locorégionaux avec
arthropathie inflammatoire, rétraction cutanée,
tâches irréversibles (surtout lors de l’utilisation d’infiltration)
- dépendance et sevrage
Utilisation de la cortisone chez le sportif
La cortisone est utilisée essentiellement pour augmenter artificiellement les performances en retardant l’apparition de fatigue et en améliorant l’état physique ou psychique du sportif. Par ailleurs, la cortisone peut être utilisée pour augmenter la volonté de gagner et retarder l’apparition du stress. Le sportif n’est en aucun cas à l’abri des effets secondaires de l’utilisation de la cortisone et risque l’ensemble des effets secondaires. De plus, les effets de la cortisone sur les vaisseaux peuvent induire chez le sportif un risque d’embolie et de mort subite.
Les sportifs utilisant la cortisone sont très souvent victimes de tendinites et d’accidents musculaires. Attention : très peu d’études ont prouvé l’effet de la prise de corticoïdes sur la performance.
Le dopage à la cortisone
La plupart des affaires de dopage à la cortisone se retrouvent dans les milieux cyclistes. En effet, ceux-ci veulent trouver un produit pour retarder l’impression de fatigue, se sentir plus fort, en tirant le plus gros braquet possible. L’un des premiers médecins du Tour de France, le Docteur Lucien Maigre, révèle déjà en 1969 que de nombreux coureurs utilisent dans le cadre de leur préparation les corticoïdes. Le cycliste Bernard Thevenet, Consultant du Tour de France, affirme avoir utilisé la cortisone pour conduire sa carrière et gagner en grand champion deux fois le Tour de France. Les champions aussi prestigieux que Jacques Anquetil, Luis Ocaña, Freddy Maertens ont avoué avoir utilisé les corticoïdes dans leur préparation. Par ailleurs, en 1999, Lance Armstrong, est contrôlé positif aux corticoïdes de synthèse, mais un médecin de l’US Postal lui a réalisé une justification thérapeutique (actuellement A.U.T.), permettant ainsi aux coureurs d’utiliser ce produit.
Nous signalerons également dans le cadre du peloton de véritables épidémies de tendinites qui ont pesé lourd dans la carrière de certains sportifs, sans qu’on puisse toutefois affirmer aujourd’hui que cela était dû à la prise de corticoïdes.[/infos]
