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Mourad Boudjellal : "Je veux être un acteur du rugby à l'échelle nationale"
Interrogé sur son avenir à la tête du RCT, lors d'un entretien accordé à "La Provence", le président Mourad Boudjellal a tenu à démentir certaines rumeurs faisant état d'un éventuel intérêt de financiers qataris pour le club de Toulon. "Aujourd'hui, pour le Qatar, le rugby est un sport régional sur la planète et la France est symbolisée par Paris. Les investisseurs qataris sont dans cet état d'esprit", fait remarquer le dirigeant toulonnais.
En tout cas, je suis là pour faire avancer le RCT et contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, je ne suis pas du tout là pour faire un aller-retour, c'est-à-dire un retour sur investissement(s). Si demain, je devais vendre le RCT, ce ne serait pas pour une opération financière. Il y a effectivement deux raisons qui pourraient me conduire à me séparer du club. D'abord, l'usure d'une existence répétitive, car on ne peut pas passer sa vie à faire des avant-matches, monter dans le bus de l'équipe, en descendre et aller au stade. Ce n'est pas un projet de vie, ça. C'est un projet pendant un certain temps."
"Même si c'est excitant de donner du bonheur aux gens, il y a d'autres choses à faire dans la vie. Dès lors, l'usure arrivera forcément un jour. Je ne me vois pas à plus de 65 ans être à la Ligue ou à la Fédé. Ensuite, l'autre raison d'une vente serait de trouver quelqu'un de meilleur que moi. Céder le RCT à une telle personne s'inscrirait ainsi dans l'intérêt du club."
"J'ai la prétention de penser que je peux amener beaucoup d'argent dans le rugby"
Ce n'est visiblement pas d'actualité. "Moi, je suis là pour mener le club le plus haut possible et pour développer son modèle économique le plus loin possible, insiste Boudjellal. Je pense que je peux y parvenir, comme je pense pouvoir développer le modèle économique du rugby. Aujourd'hui, j'ai la prétention de penser que je peux amener beaucoup d'argent dans le rugby. Je peux me tromper, mais je crois quand même avoir réussi à faire du RCT, qui n'était pas très riche à mon arrivée (en 2006), un club beaucoup plus riche désormais. Je peux le faire maintenant à l'échelle nationale."
C'est, d'ailleurs, dans ce sens que Mourad Boudjellal s'est porté candidat à l'un des cinq postes à pourvoir au Comité directeur de la Ligue nationale de rugby lors des élections programmées le 16 novembre. "Je veux être un acteur du rugby, souligne-t-il. Je me présente, car je crois sincèrement que le rugby, aujourd'hui, est sous-exploité et sous-évalué." En terme de droits télé et de partenariats privés notamment.
"J'estime que l'on peut faire beaucoup mieux et je pense savoir comment y arriver, poursuit le président du RCT. Je pense savoir comment faire, aussi, pour que le passage devant la DNACG soit un peu moins difficile pour les clubs. A mon sens, il y a plein de zones et de secteurs économiques qui ne sont pas exploités. J'ai envie, justement, de le faire, et pour mon club, et pour le rugby en général."[/infos]
Quand les enjeux économiques viendront se télescoper de manière définitive avec ceux du rugby, il ne fera pas beau temps sur la planète ovalie.
Je me méfie du "Toujours plus" de M. Boudjellal (avec un passage assoupli devant la DNACG

).
Avec les performances actuelles (y compris salariales) du RCT, on devine déjà ce que sera le rugby hexagonal voir européen de demain... L'arrivée des Qataris en plus... Chose qui ne serait pas trop tarder maintenant.