kikinou a écrit : 23 mai 2026, 07:20
Un article fort intéressant concernant le havre
Tu remplaces le havre par auxerre et on dirait les mêmes.situations
𝗛𝗬𝗣𝗢𝗧𝗛𝗘̀𝗦𝗘 : 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗽𝘂 𝘀𝗲 𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗠𝗮𝘁𝗵𝗶𝗲𝘂 𝗕𝗼𝗱𝗺𝗲𝗿 𝗲𝘁 𝗕𝗹𝘂𝗲 𝗖𝗿𝗼𝘄.
Sur la question de savoir si l’intérêt de Caen a poussé Mathieu Bodmer vers la sortie ou si son envie de départ existait déjà, difficile d’avoir une certitude. Mais au vu des déclarations de Jean-Michel Roussier, il semble tout de même qu’il existait déjà des divergences importantes en interne.
L’un des sujets principaux pourrait être la réalité économique actuelle du football français. Lors de l’arrivée de Blue Crow il y a un an, un point revenait déjà souvent : les nouveaux propriétaires ont investi pour racheter le club et combler une partie de la dette, avec forcément l’objectif de récupérer cet investissement sur le long terme. Dans le contexte catastrophique des droits TV, il paraît peu probable qu’ils aient vocation à combler chaque saison un déficit important sans contrepartie économique.
Et c’est probablement là qu’apparaît le vrai point de tension.
Mathieu Bodmer a largement prouvé sa capacité à construire un effectif compétitif avec peu de moyens. En revanche, sur l’aspect “trading”, c’est-à-dire la capacité à acheter des joueurs, les valoriser puis réaliser de grosses ventes, le HAC n’a pas encore réussi à générer suffisamment de revenus malgré certains dossiers comme Youté ou Sanganté.
Dans le football moderne, et particulièrement avec la crise actuelle du foot français, cette capacité à générer de la valeur marchande est devenue essentielle pour assurer la survie économique d’un club sur le moyen terme.
L’hypothèse la plus crédible reste donc celle d’un désaccord profond sur la stratégie à adopter :

Bodmer avec une vision plus sportive et compétitive

Blue Crow avec une vision davantage économique et financière
Jean-Michel Roussier, lui, semble avoir conscience que le modèle actuel ne pourra probablement pas durer éternellement sans ventes importantes.
Attention toutefois : cela ne signifie pas forcément qu’il y ait un “gentil” et un “méchant” dans cette histoire. C’est surtout le reflet de la réalité économique très compliquée que traverse aujourd’hui le football français.